PHOTOS DU 26 MAI 2008

La coalition Interjeunes

Comme le loup, solidaire, insoumise, menacée de disparition...
REVUE DE PRESSE DU 26 MAI 2008
- "À surveiller", Journal Métro, lundi 26 mai 2008
- "Une coalition contre les ententes de santé et de services sociaux", Mélanie Tremblay, Canoë et Journal 24 heures, lundi 26 mai 2008
- "Une coalition dépose un manifeste", Radio-Canada, Ysabelle Bourassa, lundi 26 mai
-
"L’action communautaire autonome jeunesse comme le loup : solidaire, insoumise et menacée de disparition", Le tour d'y voir, mercredi 28 mai 2008
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 26 MAI 2008
Nécessité d’espaces alternatifs pour les jeunes :
Les organismes communautaires autonomes jeunesse réclament la reconnaissance
de leurs pratiques
Québec, le 26 mai 2008 – La coalition Interjeunes, qui représente plus de 200 organismes
communautaires jeunesse réunis au sein de trois regroupements nationaux, le Regroupement des
maisons de jeunes du Québec (RMJQ), le Regroupement des organismes communautaires
autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) et le Regroupement des Auberges du cœur du Québec
(RACQ), a déposé aujourd’hui au bureau du ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur Philippe Couillard, rue Belvédère, son manifeste L’action communautaire autonome
jeunesse comme le loup : solidaire, insoumise et menacée de disparition qui réclame la reconnaissance d’espaces alternatifs pour les jeunes.
Le manifeste de la coalition Interjeunes a, jusqu’à présent, reçu l’appui de 344 organismes,
institutions ou personnalités, tous préoccupés par la situation et l’avenir de la jeunesse
québécoise, de même que de 2625 personnes, principalement des jeunes participant aux
organismes membres de la coalition Interjeunes.
Par cette action, les organismes membres de la coalition Interjeunes s’opposent à l’imposition
par le ministère de la Santé et des Services sociaux d’un modèle unique, pour la prise en charge
des situations ou problématiques vécues par les jeunes, le réseau intégré de services. Selon les
représentants d’Interjeunes, cela menace les pratiques d’animation et d’intervention développées
dans les organismes communautaires.
Jusqu’ici, il y avait coexistence des pratiques institutionnelles (services sociaux destinés à la
jeunesse, écoles) et des pratiques communautaires. L’intégration des services nuit à un véritable
partenariat en imposant un processus où le jeune est défini par une étiquette (jeune avec
problème) et doit suivre un parcours d’un service à un autre. L’approche développée par les
organismes communautaires, où l’on regarde le jeune comme une personne habitée par des
espoirs, des rêves et des difficultés, qui peut s’inscrire dans une démarche à travers laquelle il
conserve un certain pouvoir, n’est plus possible.
Selon Céline Morin, porte-parole du Regroupement des maisons de jeunes, « ce sont les jeunes
eux-mêmes qui nous ont demandé d’intervenir pour préserver notre différence face aux services
institutionnels. Ils expriment le besoin de préserver des espaces où ils sentent qu’ils sont reconnus
comme acteurs et citoyens ».
D’après Sylvie Gagnon du ROCAJQ, « les jeunes du Québec ont besoin de services publics,
gratuits et accessibles qui leur sont destinés. Ils ont aussi besoin d’espaces de médiation sociale,
où l’innovation est possible et où le rythme des jeunes est respecté. De plus, il ne faut pas oublier
que certains jeunes sont peu ou pas rejoints par les institutions».
Les jeunes doivent pouvoir choisir le type de démarche qui leur convient le mieux. Rémi Fraser,
du Regroupement des Auberges du cœur ajoute : « Dans beaucoup de cas, c’est ce qui fait la
différence entre un jeune qui s’engage activement dans une démarche et un autre qui la subit. Or,
par la mise en place des réseaux de services qui vise l’intégration de l’ensemble des interventions
auprès des jeunes, les organismes communautaires subissent de plus en plus de pression pour
ajuster leurs pratiques à celles des réseaux de services. Les organismes qui résistent sont souvent
marginalisés. Qui plus est, si les jeunes ont recours aux services institutionnels, ils doivent alors
s’inscrire dans des "corridors" de services, et perdent leur capacité de choisir leur démarche.
Inévitablement, les organismes doivent alors s’ajuster. Dans ces cas, on met indirectement en
péril les modes d’animation et d’intervention développés pendant des décennies par les
organismes communautaires jeunesse et qui ont fait leurs preuves. »
La coalition Interjeunes souhaite rencontrer dans les plus brefs délais le ministre Couillard pour
discuter de cette question. Les représentants de la coalition demeurent cependant optimistes : «
Nous sommes confiants d’en arriver à une entente. Nous sommes persuadés que le ministre
reconnaîtra l’importance de protéger et de développer les pratiques alternatives des organismes
communautaires jeunesse pour le mieux-être des jeunes. »
Printemps 2008:
Le loup solidaire a fait son entrée à l’Assemblée nationale du Québec
À la demande d’Interjeunes, M. Bernard Drainville, député de Marie-Victorin, a lu le message suivant, lors de la séance d'étude des crédits de la Commission des affaires sociales du mercredi 16 avril 2008 en avant-midi au Salon Rouge de l'Assemblée nationale:
« Les organismes communautaires autonomes jeunesse qu’ils soient membres du Regroupement des maisons de jeunes du Québec, du Regroupement des Auberges du Coeur du Québec ou du ROCAJQ, le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec, ces organismes donc, sont inquiets des effets de l’intégration des services de santé et des services sociaux sur leur action au quotidien avec les jeunes. Ces organismes ont des pratiques démocratiques, alternatives et novatrices. Les jeunes pourront-ils continuer à s’y présenter de façon volontaire et en toute confiance? Leur façon de faire a fait ses preuves depuis des années.
Ils ont entrepris depuis 2 ans une démarche avec les jeunes pour demander que cette couleur particulière soit reconnue et soutenue. Ils ont reçu et continuent de recevoir des milliers d’appuis de tous les milieux à leur manifeste: L’Action communautaire autonome jeunesse, comme le loup: solidaire, insoumise et menacée de disparition, que ce soit des jeunes eux-mêmes, de l’ensemble du mouvement communautaire, de la classe politique et de nombreuses institutions oeuvrant en éducation et en santé et services sociaux.
Ils m’ont demandé de transmettre ce message, pour informer l’ensemble de cette assemblée de leur initiative, et j’ai accepté de le faire. Merci! »
Pour rejoindre le représentant de votre région:
Abitibi/Témiscamingue/Nord du Québec
Mélanie Ouellet,
Maison des jeunes de La Sarre: 819 333-2757
Bas-Saint-Laurent
Andréa Gagnon, Coin de Dégelis: 418 853-2039
Cantons-de-l’Est
Chantal David, Initiative de Valcourt: 450 532-2281
Centre-du-Québec
Josée Binette, La Traversée de St-Ferdinant: 418 428-9622
Chaudière/Appalaches
Nicolas Boucher, Ruche de St-Romuald: 418 839-5304
Côte-Nord
Lucien Richard, Source Minganie de Havre St-Pierre: 418 538-3368
Gaspésie/Iles-de-la-Madeleine
Véronique Pageau, Frigo de New Richmond: 418 392-5377
Lanaudière
Maude Richard, L'Escapade de l'Assomption: 450 589-1208
Laurentides
Pascal Mailloux, Carrefour jeunesse Desjardins, Rivière-Rouge: 819 275-3930
Mauricie
Sylvie Fiset, Carrefour jeunesse de Shawinigan: 819 539-2778
Montérégie
Katy Normand, Extension de St-Constant: 450 638-2010, p. 7250
Montréal/Laval
Cathy Anglade, Galerie de Montréal: 514 933-6404
Outaouais
Anne Boutin, Pointe-aux-jeunes de Gatineau: 819 243-2537
Saguenay Lac-Saint-Jean
Denis Bergeron, Maison des jeunes de Jonquière: 418 548-9608
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